26 avril 2008
Péripéties médicales (suite ENCORE)
Ce matin, jour tant attendu par moi même (mais non, je suis pas accro et puis de toutes façons je ne suis pas la seule, Cécile aussi!), on va voir Geneviève!!! On arrive avec notre MiniCul qui réclame le sein à peine arrivé, ça tombe bien, comme ça elle va pouvoir nous apporter ses lumières! Elle remarque aussitôt que Gabriel garde sa lèvre supérieure vers l'intérieur alors qu'il tète. Elle ouvre la bouche du poussin, qui n'apprécie que moyennement! Surprise : un frein XXL qui l'empècherait de téter correctement et serait la source de tout ses tourments!
La bonne nouvelle : on sait ce que c'est!
La mauvaise : faut couper...
24 avril 2008
Suites des péripéties médicales de MiniCul
Suite à notre merveilleux week end, lundi après midi, nous reprenons le chemin de l'ostéo (eh ho... eh ho...). Pour elle, pas de reflux gastro machin, pas de réflexe d'ejection trop fort de ma part, par contre elle trouve le pylore (orifice inférieur de l'estomac, moi aussi je découvre!) de Gabriel sensible. Elle me conseille un bilan hépathique soupçonnant peut être un soucis au foie... Bref...
Suite à cela nous passons, une soirée hummm... délicieuse! Mais c'est le jeu, ou les séances assomment les bébés, ou elles font rentrer le diable dans leur minuscule corps. Réveillé depuis 9h le matin en ayant siesté en tout moins de 2h, Mini Cul pleure son chagrin jusqu'à minuit ou presque (saluez la performance), mais surtout, il a deux fois plus de hauts le coeur (qui lui font mal cette fois!) et il tousse! Au moins, il fait du bruit maintenant, moins de risque qu'il s'étouffe sans qu'on l'entende, mais bon ce n'est pas vraiment ce à quoi on pensait comme solution...
Je rapelle donc l'ostéo le lendemain, qui me répond (roulements de tambour) : "ah... ben finalement c'est peut être un reflux alors. Essayez donc le Mopral 48h."
Je vais raccrocher avant d'être impolie. On tente le Mopral, qui file de l'eczéma à MiniCul, sans aucune amélioration autrement. No comment.
Ce matin, direction le pédiatre (encore un nouveau!) qui écarquille les yeux devant mon récit. On passe à l'examen du poussin, qui encore une fois est attrapé comme un gigot. Il hurle à faire trembler les murs du cabinet, et je suis bien d'accord avec lui. "Dis donc, il a une belle voix votre bébé..." Hmmm ? Non, non, il est juste un peu vieux jeu, il aime bien que les gens se présentent avant de lui tirer sur les testicules, mais apparemment c'est trop dur à comprendre... Peut être qu'on devrait vous faire pareil, HEIN ??? Encore une fois, il est plaqué sur la toise au moment où je fais remarquer la présence d'un mètre de couturière juste derrière le médecin, bref, passons... Je me fais encore allumer un petit coup pour le cododo :
- "Il dort où ce bébé ?
- Avec nous.
- Dans votre chambre ?
- Non, avec nous, dans notre lit.
- Dans son berceau ?
- Non, dans notre lit (lis sur mes lèvres...)
- Vous n'avez pas de berceau ??"
On attend que son travail à la mine lui rapporte suffisamment, il s'en achètera un tout seul. Pendant ce temps là, Gabriel hoquette piteusement dans mon cou après son gros chagrin. Me voyant compatir aux misères de mon petit garçon : "Vous savez, il ne faut pas faire attention quand ils font ça...". [...]
Ses conclusions: pas de RGO, pas de soucis au pylore ou au foie, en résumé aux urgences pédiatriques de l'interco on fume la moquette entre deux consults et l'ostéo je commence fortement à la soupçonner d'avoir inventé. Juste des problèmes physiologiques selon le pédiatre, à savoir de l'inconfort dû à une immaturité normale à cet âge de certains organes, comme le foie, le système digestif... Pour remédier à cet inconfort, un traitement à doses raisonnables cette fois et surtout une "maman détendue" (ben arrêtez de faire chialer mon bébé, et je me détendrais!). Après m'être fait alléger de 50 euros, je jurais, mais un peu tard, que l'on ne m'y prendrais plus!
23 avril 2008
Mitraillage de dimanche soir
Après une nuit agitée dimanche, direction chez joli Papy pour une petite visite. Hop on enfile le polo de tennisbaby et on y va. Non sans mal vu qu'il a fallu s'arrêter 2 fois pour que monsieur arrête d'hurler. Joli Papy nous accueille affamé (forcément il été presque 14h...) mais quand même avec le sourire. Et au retour à la maison mitraillage.
"Ok tu veux quelle pose?"
"Celle là?"
"Move your body"
"Bon c'est plus drôle"
"Oh la lourdingue!"
Blasé
"Tu m'as vu quand j'ai bu?"
Stop le blabla un peu
Quelques photos récentes de miniQ
En mode beau gosse
"Chemise pas ouverte bouton en plastique qui brille"
"Euh c'est pas toi qui me donne à manger d'habitude et il est bizarre ton téton"
"Coucou tout le monde"
Un sandwich au bébé sauce bisous façon mamans ou il manque un bout de bébé et une maman
C'est Filou il sait pas cadrer les photos vraiment il sert à rien lui!
20 avril 2008
Dans la série "Même pas drôle"...
Hier matin, autour de 7h, Cécile et moi même sommes réveillées, occupées à admirer béatement la petite merveille endormie entre nous. Soudain, la merveille se crispe, haut le coeur, comme si il allait vomir, sauf qu'il ne vomit pas et qu'en attendant, il ne respire plus! Cécile le prend dans ses bras, le relève, ça passe! C'était déjà arrivé, quelque fois, mais jamais aussi fort ni aussi longtemps... Autant dire que ça calme. J'essaie de ne pas penser à ce qui se serait passé si on avait pas été réveillées à ce moment là, de me dire que Gabriel a du faire ça des tas de fois quand on n'était pas là à le regarder, et qu'il s'en était sorti tout seul... et si... et si...
J'essaie de contacter des pédiatres, que des abonnés absents, ou des rdv pour le mois prochain. Bon, de toutes façons, je psychote trop dès qu'il s'agit de mon bébé alors on va respirer un coup, rester vigilant et aller déjeuner chez Christine et son chéri comme prévu. On passe une bonne journée, c'est le premier long trajet de mini cul, 120 bornes, (mais ça valait le coup! :D) Gabriel est sage comme une image.
On rentre un peu après 20h, c'est l'heure du nichon. Gabriel s'énerve, il suffoque, manque de s'étouffer, je le relève plusieurs fois en urgence pour lui tapoter le dos. Ses pleurs sont différents de d'habitude, ils ont le son de la douleur. Il a du mal à déglutir. Ce coup ci, je panique, je veux aller aux urgences. On hésite, on pèse le pour et le contre (longtemps), parce qu'on emmène jamais son bouchon aux urgences dans la nuit de gaité de coeur, et je m'en voudrais de lui faire subir mes psychotages. Finalement, Cécile rallie ma cause, on emballe le poussin et on part. Le ventre serré.
Quoi de plus glauque que les urgences la nuit ? Hmmm... pas trouvé encore... On arrive autour de 22h30, personne à l'accueil (enfin si, mais que des gens malades!), je pousse directement la porte des urgences pédiatriques pendant que Cécile va en salle d'attente avec Gabriel. Première erreur, la nana de l'accueil m'engueule, pas de salle d'attente pour les bébés si petits, on grille tout le monde. Seconde erreur, il faut s'enregistrer à l'accueil désert, il y a une sonnette! L'une de nous doit faire demi tour, j'ai honte parce que ce n'est pas plus facile pour Cécile que pour moi, mais je ne me sens pas de lâcher mon bébé, du coup c'est elle qui va faire l'inscription (pardon!pardon!pardon!). Pendant ce temps, une pédiatre nous reçoit. Certainement habituée aux mamans hystéros, elle ne touche Gabriel que pour lui palper le bidon, tout le reste (deshabillage, pesée, température) est laissé à mes bons soins. Cécile nous rejoint, le diagnostic tombe : RGO interne et oesophagite probable. Ca fait un peu peur mais la pédiatre nous dit qu'on va pouvoir rentrer chez nous, elle veut juste prendre l'avis d'un autre pédiatre au cas où et s'en va avec le carnet de santé un temps qui nous parait interminable. La pièce est sinistre, inconfortable ; la lumière, trop forte, abrutissante. Gabriel s'impatiente, j'essaie de lui donner le sein en mauvais équilibre sur ce qui sert de table d'examen.
La pédiatre revient enfin, est ce parce qu'elle a vu l'accouchement à domicile qui figure dans le carnet de santé ? En tout cas, le discours a changé, elle nous parle de deux/trois jours d'hospitalisation en neonat, comme si elle nous annonçait qu'elle va lui donner un sirop à la place de gellules. Selon l'autre pédiatre, il vaut mieux surveiller les débuts du traitement, il a vu certains cas au dénouement funeste (comprendre : des nourissons qui sont morts en s'étouffant). Nous c'est le ciel qui nous tombe sur la tête. Surtout que seule une de nous pourra rester avec Gabriel, j'ai beau ruser, demander si les papas eux sont admis (elle me répond gênée que non, c'est connu les enfants malades n'ont jamais besoin de leurs DEUX parents), on se doute bien que rien n'y fera. Nous demandons à en parler un peu en privé d'abord, mais difficile d'avoir les idées claires. On pense toutes les deux à la même chose, on voudrait l'avis de Geneviève, mais en même temps, on ne peut pas l'appeler tout le temps à la rescousse... Finalement, nous décidons d'attendre les résultats de la radio avant de donner notre accord pour quoi que ce soit.
On part donc pour la radio. Rebelotte, encore une seule de nous peut accompagner notre bébé dans cette zone. Ne sachant pas combien de temps ça va durer, j'y vais au cas où Gabriel aurait besoin d'un coup de nichon réparateur. En fait, ça dure 5 minutes, Cécile aurait très bien pu y aller. Encore une fois, je suis la seule à toucher à Gabriel, ça a l'air d'aller pour lui, il écoute mes explications avec de grands yeux attentifs pendant que je l'installe pour la radio. Moi par contre, de le voir, les bras en croix, avec juste sa couche sur lui, sur une table d'examen qui le fait paraitre 10 fois plus petit...
Retour à la case départ, attente encore interminable. Cette fois, ce sont les deux pédiatres qui reviennent (le premier, et le second avis), ils nous annoncent qu'entre temps la place en néonat a été prise et que de toutes façons on va devoir rentrer chez nous. C'est pour la caméra cachée ? Pour le plaisir de faire pleurer tout le monde ? On repart avec un traitement de cheval, Primpéran (j'avais une voisine cinglée qui assommait ses gosses avec ça pour avoir la paix, ça veut tout dire...), et Mopral 10mg alors que la dose est d'1mg par kilo, Mini cul pèse un peu plus de 5 kilos, cherchez l'erreur... La première pédiatre conclue par "et si vous avez le courage de contacter votre commisariat pour connaitre la pharmacie de garde demain..." Comment ça "si on a le courage" ?? C'est grave ou pas ? Il y a une heure son état nécessitait une hospitalisation et là on le soigne si on a le "courage" ?
2h du mat', on repart dans un état d'inquiétude pire que celui dans lequel on était arrivées. En prime, on s'est tapé un sermon sur le cododo, qu'on est limite des inconscientes qui poussons notre fils vers la tombe, que de toutes façons il lui faut un pan incliné donc maintenant on sera obligées de le mettre dans notre lit. Dans notre grand lit qu'on a quand même réussi à incliner, dur dur de fermer l'oeil... Le lendemain, nos têtes font plaisir à voir. Cécile revient de la pharmacie avec le traitement de MiniCul, la pharmacienne a halluciné qu'on file de telles doses à un bébé de 5 mois... Erreur, madame, ce n'est pas 5 mois mais 5 semaines!
De filer tous ces trucs à mon bébé me rend malade, surtout que le diagnostic nous laisse dubitatives. Ma mère nous pousse à appeler Geneviève, on finit par craquer et envoyer un sms bien que le dimanche soit son seul jour de congé (honte... honte...). Selon elle, pas de RGO puisque Gabriel ne pleure qu'au sein, mais un problème de réflexe d'ejection trop fort de ma part (en résumé, mon fils tète un karsher...). On abandonne tout, Mopral, Primpéran, la spécialiste des RGO chez qui on nous a adressée, et la seconde visite à l'hôpital qui était prévue. Pour le reste, Geneviève tient à merveille son rôle de Geneviève : "il devient bleu marine ton gamin ? Alors on se déteeeeend!". Au passage, je me fais (gentimment) engueuler pour avoir ouvert ma grande bouche et parler du cododo aux pédiatres. Elle n'a pas les réponses à toutes nos questions mais au moins elle cherche les moyens de nous rassurer. Au final, elle me passe sa fille qui a eu le soucis que moi je pourrais avoir. On va explorer cette piste avec les médecines douces, et espérer fort que ça aille mieux pour MiniCul qu'on va continuer à surveiller de près.
16 avril 2008
Enfin seuls! Mission déventousage
Comme expliqué un peu plus tôt, vendredi je vais garder Miniq toute seule! Donc on commence tout doucement à déventouser mère et fils.
Morgan m'a fait des provisions de lait au cas où le morfalou réclame pendant qu'elle est en course.
Je rentre enfin du boulot après moultes péripéties. Je trouve Gabriel scotché au sein. Bon. 5 minutes plus tard toujours scotché, 10 min toujours scotché.
- "Ok lequel des deux ne veut pas lacher l'autre?"
Gabriel fini par lacher le sein au bout de 30 minutes! et Morgan le bébé.
La porte se ferme.
- "Youhou vient Gabriel on va faire la teuf! Allume la ps2 je vais chercher le coca"
Bon ok pour ça je vais attendre encore quelques années...
On s'est toisé pendant bien 10 minutes histoire de se dire bonjour à grand coup de sourire.
Puis ensuite on a plutôt jouer à parler à l'étoile orange de son transat. Un petit coup de camescope pour immortaliser cette grande conversation philosophique.
- "aheu"
- "..." dit l'étoile
Trouvant que l'étoile n'avait pas tellement de répondant on s'est dit qu'on allait changer la couche et mettre le pyjama.
Maintenant il est temps de faire un petit somme dans les bras de maman devant la fin du grand journal.
Ce qui y a de bien avec les bébés c'est qu'ils nous permettent de faire oublier toutes nos petites tracasseries!
Remerciements pour les cadeaux et les félicitations (ben tout de même!)
Coucou tout le monde,
Morgan et Gabriel s'associent à moi pour ce petit message pour remercier tout le monde pour toutes les attentions que Gabriel a reçu. Je ne vais pas énumérer tous les cadeaux parce que bon on risque d'oublier du monde tellement il a été gaté et ça serait vraiment honteux. Et je sais que ce n'est pas fini, qu'il y a encore quelques paquets chez Papy Nanard. Pour les généreux donateurs de ces paquets, si vous passez par là, nous aurions préféré vous présenter Gabriel à cette occasion mais je sais que ce n'est que partie remise.
Dans les grandes lignes nous avons: (attention mots de Morgan, je les trouve bien choisis donc je plagie)
- une garde robe de star (et heureusement qu'il a eu des vetements genre 6 mois parce qu'on vait pas prévu d'avoir un petit malabar qui mettrait cette taille aussi vite);
- des doudous pour quand ses mamans lui lacheront un peu la couche;
- des sous pour faire des placements en bourses [et acheter une ps3 à sa maman Doudou] <-- ça c'est de moi;
- plein de jouets d'éveil pour devenir minimum bac+12;
- un transat pour buller autre part que dans les bras de ses mamans et parler à son amie l'étoile orange;
- des petites chaussettes et mouffles tricotés main mais malheureusement trop petites. Ce garçon est né avec des mains et des pieds énormes!
- pleins de cartes de voeux de bonheur qu'on lui garde précieusement;
- et spéciale dédicace pour Linda et Eric mes anciens colocataires de bureau et actuels copains de goinfrage qui ont trouvé L'OBJET qui fascine Gabriel et qui nous a permis de récupérer une certaine qualité auditive;
- autre spéciale dédicace au très très généreux donateur qui a pris la liste de naissance quasiment à lui tout seul, même si je sais ça n'a pas du tout arrangé certains.
Encore merci à tous!
Dans la série des premières...
Premier "SPA" : Lundi soir, Maman Doudou rentre du boulot avec un énoooooorme carton sous le bras (et un air tout fier). Mais qu'est ce que c'est ?... Ca c'est mon cadeau d'accouchement! Et oui, il est d'usage d'offrir un petit cadeau à la nouvelle maman (pour ce qu'on en ch**, c'est le minimum je trouve!!!). Bref, moi il n'est pas petit du tout, c'est une machine pour transformer son bain en mini SPA, jets et petites bubulles au programme. Après avoir vérifié que ma douce ne cherchait pas à se débarasser de moi en m'électrocutant (ben oui c'est relié au secteur ce machin!!), je me décide à le tester. Le jour de mon accouchement est aussi et surtout le jour de la naissance de Mini Cul qui a sacrément bien bossé, c'est autant son cadeau que le mien : j'embarque donc Monsieur Tout Nu dans la baignoire avec moi! Premier essai, le jet peut être un peu trop puissant pour un si petit bonhomme. Les bulles en revanche c'est déjà beaucoup plus rigolo, parfait pour faire des prouts dans l'eau sans se faire remarquer (n'est ce pas Gabriel ?). Notre petit bout se laisse flotter, ses petits pieds jouant avec le courant de bulles, détendu du string... pas de la publicité mensongère le SPA!
Premier bibi : Maman Pimousse reprennant le chemin de la fac pour ses partiels vendredi, il est temps d'apprendre à boire son lait au biberon. Premier essai lundi soir, transformé réellement le mardi, Mini Cul capte vite le truc! Maman Dariouche peut enfin à son tour nourrir son poussin, et son émerveillement vaut toutes les galères possibles avec cette s***** de c***** de tire lait. "Rooooh il tient ma main!!" Il y a eu photo bien évidemment, si chérie m'autorise à la publier... bon par contre notre excursion au SPA hein, c'est du domaine du privé! :p
Et comme cette semaine est décidément riche en émotions, hier, pour la première fois, j'ai réussi à me séparer de mon bébé quelques minutes. Un petit tour de chauffe avant vendredi où, là, de toutes façons, je n'aurais pas le choix! Mais ça, je laisse Cécile vous le raconter... (en attendant, devinez donc qui de maman ou de bébé a pleuré le plus...)
13 avril 2008
It's a free world babe!
Dans les épisodes précédents :
- A 5 semaines moins 1 jour, Mini Cul a connu sa première teuf à la maison. Après avoir activement participé à la fête, trinquant au nichon, il s'est finalement écroulé à 21h, avant même l'arrivée du livreur de pizzas, petit joueur!
- Mini Cul a maintenant l'âge pour le cosy et le siège passager. De quoi crâner au volant aux cotés de son fils... sans trop oublier de regarder la route!
- Ses mamans ayant commis l'irréparable erreur de l'emmener à Carrefour juste après lui avoir donner un bain, Gabriel a encore été victime de son corps de rêve. Juste avant un attentat à son petit pied, c'est une grand mère (encore une!) qui s'approche de nous, s'extasie sur le petit appolon et demande à le toucher. Appercevant déjà l'écume aux coins de mes lèvres, elle m'affirme qu'elle n'a pas de microbe... [...] Exactement ce que disent tous les gens qui ont des microbes! Au final, on s'en sort avec une tapote (juste une! merci!) sur l'arrière de la tête. Elle me demande alors à qui est ce petit bébé...
- "A moi! (et on ne touche pas, nom d'un chien!)
- A toi ????" (ben oui, je l'ai quand même pas volé...)
Je ne sais pas comment je dois prendre son air éberlué. Cécile s'approchant derrière moi, j'hésite, évaluant les risques d'infarctus, et ajoute : "A nous!". Elle nous regarde alors tour à tour... et nous souhaite tout le bonheur possible avec notre petit bout dont nous devons surtout bien profiter!
Et oui, il fait bon avoir deux mamans dans le secteur, et ça s'est confirmé tout au long de la semaine :
Vendredi, nous nous rendons chez l'ostéopathe. J'en profite pour préciser que les médecins humains que nous recherchions EXISTENT, malheureusement ils ne sont pas généralistes! Moi qui craignait qu'elle m'ait entendu par l'interphone chanter à mon fils "eh oh! eh oh! on va chez l'ostéo!" (sur l'air de l'hymne des célèbres nains) en réalité il s'est avéré qu'elle était pire que moi au niveau pitrerie. Après avoir expliquer à Gabriel médusé par le menu tout ce qu'elle allait faire avec lui, elle a enchainé les clowneries durant toute la séance ce qui a considérablement diminié les misères de mon bébé! Au moment de régler voyant que j'avais les mains occupées par mon petit bout, elle me propose de remplir le chèque à ma place. C'est alors qu'elle voit le nom de Cécile aux cotés du mien : "Ah mais ce n'est pas papa et maman, mais maman et maman..." Oups... Elle enchaîne se tournant vers Gabriel : "Dis donc toi, tu en as de la chance, deux mamans pour toi tout seul, t'as pas fini de te faire chouchouter!"
Quelques jours auparavant, c'est à la crèche familiale qu'il soufflait un vent de liberté. Ayant le choix entre deux modes de garde (la mini crèche et l'assistante maternelle), nous aurions opté pour l'assistante maternelle pourvu qu'ils nous en trouvent une qui ne soit pas défrisée par notre configuration familiale, condition sina qua none pour que tout ça fonctionne. Je prends donc mon courage à deux mains, décroche le téléphone et expose mes doutes à une demoiselle... qui ne voit pas où je veux en venir!
-"Comment ça ? Qu'est ce qui pourrait poser problème ?
- Ben euh... les deux mamans, comme je vous disais...
- Aaaah... ben je vois toujours pas où est le problème...
- Vous peut être mais les assistantes maternelles ?
- Mais vous savez madame, ce sont des professionnelles, à partir du moment où elles signent avec nous, elles savent qu'elles pourront recevoir des enfants de tous les horizons, dans ce cas on pourrait avoir les même craintes pour les enfants de couleur par exemple ?"
Un instant désarçonnée par la spontanéité de sa réponse, je lui demande combien de petits métisses elle a à la crèche (elle ne sait pas!) et combien de petits à deux mamans... (on est les premières! comme c'est étrange). Ce coup ci, elle voit un peu où je veux en venir, mais toujours pas convaincue qu'on puisse rencontrer des difficultés (limite, c'est moi qui passe pour celle qui voit le mal partout). Devant mon insistance, elle promet de veiller personnellement au choix de l'assistante maternelle qui pourrait être fait concernant notre dossier, avant d'ajouter que ce n'est que la première étape d'une longue série, l'école maternelle, la primaire... Une chose à la fois s'il vous plait! Mon boulot à moi c'est de déminer le terrain en prévision du passage de mon petit bout, au risque de passer pour une emmerdeuse paranoiaque, cela dit, si tout le monde est dans le même esprit, mon travail va être considérablement facilité! :D
09 avril 2008
Attention y a de l'orage!
Je me prépare mon petit bain bien chaud pour me détendre de la journée de boulot. Maman Pimousse me signale qu'il y a un mini-cul qui doit en prendre un aussi. Bien alors c'est parti. Monsieur tout nu arrive dans le bain. Après une petite chouinerie dont tu as le secret tu commences à apprécier ton bain. Mini-cul gigote, tappe l'eau avec ses pieds et là immobilisation. Je ne m'inquiète pas après tout quand on fait du pédalo à un moment on fait une pause. Et là c'est le drame, y a de l'orage suivi d'un glissement de terrain et d'une odeur nauséabonde. Et oui le bain est foutu! Merci Gabriel! Deux chats débarquent dans la salle de bain. "Hey hey qu'est-ce qui vous fait rire on veut rire aussi!". Ben oui faut bien en rire!
La prochaine fois si il n'y a rien dans la couche précédent le bain, tu le prends tout seul!













